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Pays-Bas : miam, un hamburger in vitro

Un hamburger-éprouvette vient d’être élaboré par une équipe de chercheurs néerlandais à partir de cellules souches. Actuellement cultivé dans le laboratoire du docteur Mark Post, l’hamburger devrait être prêt en octobre prochain.

La méthode.

Les cellules souches sont formées par du tissu animal et non par un substitut à base de soja ou de protéine et proviennent d’un tissu musculaire prélevé sur le squelette d’un cou de bœuf d’abattoir. Elles sont cultivées en éprouvette dans du sérum fœtal de veau. Pour l’accroissement des cellules, un cocktail d’hormones, de facteurs de croissance, d’acides aminés, de molécules énergétiques et d’antibiotiques sont utilisés. Les morceaux, ainsi obtenus, sont ensuite mélangés à du sang et de la graisse artificielle pour former la viande du burger.

Pour l’heure, les cellules sont au nombre de 10.000 et devraient se multiplier plus d’un milliard de fois pour obtenir le nombre de cellules nécessaire à l’élaboration d’un burger. Ce sont actuellement des lamelles de tissu musculaire mesurant 2 cm de long, 1 cm de large et 1 mm d’épaisseur.

Le docteur Post, qui a goûté le produit de sa recherche, a déclaré que « même sans graisse, la viande est relativement bonne ». Dans quelques semaines, la viande de burger sera présentée au public lors d’un évènement à Londres où elle sera cuisinée et mangée. Le docteur entend pour l’occasion n’y ajouter que du sel et du poivre.

Coût de l’hamburger ?

250.000 euros et les chercheurs espèrent abaisser le coût à 200.000 euros pour le prochain. Le projet a été financé par un mécène qui reste anonyme à ce jour. Les raisons du projet.

Pour le docteur Post, ses recherches sont une aubaine qui facilitera l’accès à la viande pour les pays de plus en plus demandeurs comme l’Afrique ou l’Asie. Le mécène, quant à lui, espère ainsi limiter le réchauffement climatique en limitant l’élevage intensif qui aggrave l’effet de serre par le rejet des gaz polluants provenant des animaux. De plus, en limitant l’élevage, on réduit aussi le nombre de terres fertiles utilisées pour la production de viande. L’agriculture actuelle représente un désastre écologique que le mécène entend combattre grâce à cette technique savante.

La viande est-elle sans danger ?

Selon le docteur Post, la viande est totalement sans danger, elle est même plus sûre qu’une viande issue de l’agriculture. La viande de laboratoire pourra être contrôlée pour présenter certaines qualités comme contenir des niveaux élevés d’acides gras polyinsaturés (Oméga 3).

Les défenseurs des animaux en pensent quoi ?

Le projet a trouvé des adeptes parmi les défenseurs d’animaux. L’association PETA a lancé un concours qui offre un million de dollars au premier laboratoire qui fait de même avec des souches provenant d’un poulet.

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